Aller au contenu

2012-2013

Le déclic

Ce soir de septembre 2012, je vais voir un spectacle avec ma classe à La Comédie de Valence : “Swan Lake” de la chorégraphe Dada Masilo. Je suis intimidée, c’est la première fois que je mets les pieds dans une salle aussi grande. Soudain, tout s’éteint et la scène s’anime. Je suis alors comme propulsée dans une autre dimension. À la sortie, j’ai envie de tout raconter mais je ne trouve pas les mots. Face à l’intensité de cette expérience et la fugacité de mes ressentis, une conviction s’impose : je veux en découvrir plus sur le spectacle vivant.

2014-2017

La formation

J’intègre la Licence Arts du spectacle à Valence, puis par la suite le Master professionnel Diffusion de la culture à Grenoble. En parallèle de mes études, j’écris des articles sur des événements culturels pour le Dauphiné Libéré, je travaille comme ouvreuse à La Comédie de Valence, je me forme à la médiation et à l’éducation artistique et culturelle en m’engageant sein de différentes structures. J’observe les spectateur·rice·s, j’analyse leurs réactions et leurs interactions. Une envie prend forme : créer des connexions entre les artistes, les professionnel·le·s du secteur et le public.

2018-2019

La naissance de Trisenti

Étudiante-entrepreneure pendant mon Master grâce au statut du Pépite Ozer, je lance Trisenti — un outil pour faire le “tri” de ses ressentis à la suite d’un spectacle ! Je mène des enquêtes, des entretiens, je conçois un prototype au FabLab du campus, je le teste à la suite de différentes représentations (théâtre, danse, ciné-concert…), j’applique les précieux retours que je reçois pour l’améliorer. L’outil prend forme. Puis 2020 arrive et bouleverse tout.

2020-2022

Le temps du doute

Je soutiens mon mémoire sur l’entrepreneuriat culturel et obtiens mon Master mais le contexte est anxiogène pour le secteur. J’écarte temporairement le projet sans l’abandonner. Je reviens au salariat, j’enchaîne des CDD plus ou moins éloignés de mes aspirations. J’ai l’impression de renoncer à mes rêves. Dois-je faire une croix sur toutes ces années de travail ?

2023-2024

La relance du projet

Je travaille à l’Inria, l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique. Un concours d’idées innovantes est organisé au sein de mon centre — ouvert à tout le personnel, pas seulement aux chercheur·euse·s. Je me lance, et j’en sors lauréate ! Je rouvre mes dossiers, je reteste le prototype, j’en crée une nouvelle version au FabLab du centre. Je retrouve ma motivation, et même quelque chose de nouveau : l’envie de développer Trisenti sur le plan numérique.

2025-2026

Le passage à l’action

Je me forme aux enjeux d’égalité et d’inclusion — des valeurs que je veux incarner à travers Trisenti et partager avec les artistes et professionnel·le·s avec qui je travaille. Je structure mon offre, je parle du projet autour de moi, je (re)construis mon réseau. Après des années de maturation, de doutes et de rebonds, Trisenti prend enfin toute sa place.

2026 sera une année riche et exaltante !



Merci d’avoir lu mon histoire à travers celle de Trisenti !
J’espère qu’elle vous a inspiré·e et donné envie de développer vos propres projets 💗